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(exécution des plans pour le brevet) |

Dans les premiers moments des essais de la machine à écosser les haricots secs de notre père, les résultats sont tels que nous ne pouvons, avec l'appui des utilisateurs et de quelques notables du pays, qu'encourager notre Père à faire breveter sa machine. Notre père est d'accord mais il se pose un problème parce que pour réaliser ce projet il faut présenter des plans et donner des explications (notre père ayant fabriqué cette machine de tête au fur et à mesure que les idées lui venaient).Georges Mossard, qui à l'époque était jeune instituteur à l'école du "Sacré-Coeur" à Sainte-Pazanne, se laissa convaincre pour exécuter les plans et y donner les descriptions techniques nécessaires .
Il s'installa dans le hangar du fond du jardin (local destiné au bois de chauffage et à la réserve de foin pour les lapins)!
Nous habitions rue de La Marche à Ste-Pazanne.
Il s'attaqua à sa planche à dessin devant le modèle destiné à être breveté.
Au bout de plusieurs semaines, le travail accompli, celui-ci fut envoyé au secrétariat général de la préfecture de la Loire Inférieure le 8 janvier 1943.Dans cette période tourmentée de la drôle de guerre où les tickets de nourriture sont rois, notre Père fit son possible pour récupérer du blé dans les fermes avoisinantes où les essais de sa machine avaient eu lieu. Ce blé fut donné au boulanger qui après l'avoir fait transformer en farine, le transforma lui-même en pain blanc de six livres.
C'est ainsi que notre dessinateur dut accepter de se faire payer en nature, le pain, qui pour l'époque était une denrée appréciée et indispensable.Le brevet fut délivré le 11 octobre 1943 par le ministère de la production industrielle et des communications, sous le N° 889.710 et fut publié au journal le 18 janvier 1944.
Dans les déclarations d'EUGENE BINET à la fin du chapitre "BREVET D'INVENTION", il est fait état d'une machine neuve faite par une usine. Cette machine fut donnée par notre père à la ferme de la Favrie en sainte-Pazanne chez Marcel Abel (son Beau-frère), en échange d'une certaine quantité de bois de chauffage.Nous certifions que le modèle donné au musée de Bourgneuf le 20 juin 1994 est bien l'original fabriqué par notre père EUGENE BINET et que ce modèle servit à l'exécution des plans pour l'obtention du brevet d'invention (photocopies jointes le même jour).
Julien BINET de Saint Mars de Coutais
Camille BINET de Couëron
Samuel BINET de Sainte-Pazanne et actuellement de La Bernerie
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