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Les lingères confectionnaient et repassaient les coiffes, elles repassaient aussi les devants de chemises d’hommes pour le dimanche, les rideaux de fenêtre, les toilettes de communiantes; il fallait deux années d’apprentissage pour faire une lingère.
La forme des coiffes variait par quelques détails d’une paroisse à l’autre. Il y avait les coiffes paillées, les câlines de deuil à bordure noire cousue, les câlines à plis couchés, les coiffes de travail, les coiffes de mariées dites à quatre battants, les bonnets de fillettes qui étaient tuyautés; les plus belles, brodées, étaient dites «effleuries», les coiffes en tissu uni étaient des coiffes de deuil. Les coiffes paillées sont restées en usage jusque vers 1940.
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Les coiffes étaient
confectionnées en tulle très fin de gaze et de dentelles.
Les coiffes paillées étaient primitivement repassées
à l’aide de tiges de guinche: herbe qui pousse dans les endroits
humides (fossés et taillis), puis à l’aide de fines tiges
d’acier. Pour empeser on se servait de l’amidon de froment (blé),
de gomme arabique, d’un peu de cire vierge, le tout cuit ensemble et légèrement
teinté en bleu, cela donnait une bouillie épaisse dont on
enduisait légèrement la coiffe. Une fois empesée la
coiffe était paillée et formée.
C’était un long travail: près de deux heures étaient nécessaires pour repasser une coiffe. |
Costumes et coiffes d'autrefois
Photos
et gravures anciennes représentant quelques coiffes et costumes
du Pays de Retz
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